Atelier du Lautaret : l’adresse gourmande au col du Lautaret
8 juillet 2026Niché au sommet du col du Lautaret, l’Atelier du Lautaret vous ouvre ses portes pour découvrir l’histoire de Véronique et Jérôme, leur savoir-faire et leurs créations artisanales, conçues avec amour et passion dans un décor unique.
Un petit coin
de paradisLe col du Lautaret est un lieu mythique, connu notamment pour la pratique du cyclisme. Là-haut se trouve aussi un joli atelier familial, où de petites mains se mettent au fourneau pour vous offrir de délicieuses créations artisanales à base de miel : pain d’épices, nougats, petits gâteaux, confitures, miel, sirops, cosmétiques naturels et bien d’autres produits.
Véronique et Jérôme vous accueillent dans leur paradis : un laboratoire avec vue sur les montagnes, une boutique en face du Jardin botanique du Lautaret, et leur maison familiale juste au-dessus. Quoi de mieux pour être heureux ?
Découvrez leur histoire, leurs créations artisanales et restez jusqu’à la fin, ils vous dévoilent une de leurs recettes !
L’histoire de l’atelier
un héritage
de familleVéronique, ancienne institutrice dans l’Isère, et Jérôme, gardien de refuge l’été et moniteur de ski l’hiver, se rencontrent et décident de construire un projet ensemble. À la suite d’un partage familial du côté de Véronique, une famille d’apiculteurs et de producteurs passionnés de miel raffiné, ils héritent d’un million… d’abeilles !
Ayant grandi au milieu de ces petites butineuses, Véronique connaît cet univers par cœur. Avec Jérôme, ils décident alors de transformer cet héritage en une aventure commune, portée par la nature, le goût et le savoir-faire.
Le couple se lance à la recherche d’un lieu pour concrétiser ce projet. Ils commencent par le village de Villar d’Arène, mais aucun local n’est disponible. C’est finalement le maire de l’époque qui leur fait la proposition d’un petit bâtiment perché au sommet du col du Lautaret.
Il s’agit d’un ancien garage à autocars, vestige de l’ancien hôtel PLM, détruit lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce local est le dernier bâtiment encore debout. C’est ici, face aux montagnes, que leur aventure va réellement commencer.
Tout à commencé par un petit parasol jaune
Une fois le local trouvé, le projet démarre. Jeunes et pleins d’idées, Jérôme et Véronique transforment ce petit espace en laboratoire artisanal. Avec l’aide de leurs abeilles, ils commencent à fabriquer quelques produits à base de miel : pain d’épices, nougats et autres douceurs artisanales.
L’été, ils s’installent au bord de la route, au sommet du col du Lautaret, avec un stand très simple : un petit parasol jaune et quelques tables. L’hiver, les produits sont vendus sur les marchés.
« On n’avait pas grand-chose, mais ça marchait bien à l’époque. L’emplacement au col du Lautaret était idéal. »
Même si les moyens étaient limités, ce petit parasol jaune devient vite un symbole, presque un emblème. Mais la logistique reste difficile : il faut descendre tout le matériel du laboratoire jusqu’au parking, une tâche encore plus compliquée en hiver, car la route n’est pas déneigée et l’accès se fait uniquement à pied.
« J’ai perdu 10 kilos le premier été. Chaque jour, on transportait près de 700 kg de matériel à la main : parasols, tables, produits.»
une logistique
uniqueL’hiver, pour les marchés, le transport se faisait sur une luge artisanale fabriquée à partir de skis. Une solution rustique mais efficace, permettant de déplacer des charges de plus de 80 kg sur la neige.
Avec le temps, ils investissent dans une petite remorque, qui simplifia grandement la logistique. En 2010, ils achètent définitivement le local et construisent leur maison juste au-dessus. L’acquisition d’une petite chenillette facilite également l’accès au laboratoire en hiver, remplaçant progressivement la luge en bois.
Avec le développement de l’activité, ils mettent un terme à leur propre production de miel afin de se consacrer pleinement à la transformation et à la fabrication. Fidèles à leurs valeurs, ils tiennent cependant à continuer de travailler avec un miel local, fourni par le frère de Véronique et par des apiculteurs de Bourg-d’Oisans.
Les produits
Jérôme et Véronique ne sont que deux à travailler dans leur atelier. Véritables couteaux suisses, ils assurent toutes les étapes de la production, de la fabrication de leurs produits à leur emballage, jusqu’à leur commercialisation. Ils gèrent ainsi l’ensemble de l’activité de A à Z.
Ce métier très polyvalent ne laisse pas de place à la routine. Chaque produit possède sa propre période de fabrication. Le nougat est principalement confectionné au printemps, entre quatre à cinq jours de production est nécessaire afin de constituer le stock pour la saison estivale. Les savons, quant à eux, sont fabriqués en hiver pour bénéficier d’un temps de séchage suffisant avant leur mise en vente. Les sirops sont préparés dès l’apparition des herbes sauvages. Enfin, le pain d’épices est fabriqué tout au long de l’année afin d’être proposé frais à la vente.
« Un jour, un monsieur est venu acheter du miel. Il a découvert notre nougat et en a pris quelques morceaux. Le lendemain, je l’ai vu revenir pour m’acheter douze barres ! »
L’irrésistible
nougatLe nougat de l’Atelier du Lautaret a un petit quelque chose d’unique : une fois qu’on commence à le déguster, difficile de s’arrêter ! Sans arôme, sans additif ni conservateur, c’est un véritable produit artisanal. La recette, transmise dans la famille de Véronique, est simple et authentique, sans artifices, mais elle séduit les clients année après année.
Comme aime le raconter Véronique :
« Un jour, un monsieur est venu acheter du miel. Il a découvert notre nougat et en a pris quelques morceaux. Le lendemain, je l’ai vu revenir pour m’acheter douze barres ! »
Pour en savoir plus sur la fabrication du nougat, consultez notre vidéo dans laquelle Jérôme est en pleine préparation de cette douceur incontournable.
Le pain
d’épices fraisMême si le pain d’épices n’est pas habituellement votre gourmandise préférée, celui de l’Atelier du Lautaret pourrait bien vous faire changer d’avis !
Sa particularité ? C’est un pain d’épices frais, à la texture moelleuse et fondante, bien loin des pains d’épices secs que l’on connaît souvent. Savoureux et généreux, il se déguste rapidement après sa fabrication et ne se conserve pas aussi longtemps qu’un pain d’épices traditionnel.
Véronique et Jérôme gardent précieusement le secret de cette recette familiale, transmise de génération en génération. Après tout, les recettes de famille sont souvent les plus précieuses… et valent de l’or !
La boutique en ligne de l’Atelier du Lautaret
recette
biscuit
pains d'épicesCependant, Véronique et Jérôme ont accepté de nous partager l’une de leurs recettes, de délicieux petits biscuits au pain d’épices, idéals pour le goûter des enfants… et des plus grands !
Plus riches en ingrédients que leur célèbre pain d’épices frais, ces biscuits se conservent plus longtemps tout en conservant leurs saveurs gourmandes.
Voici la recette :
Ingredients
- 250 g de farine de blé
- 250 g de farine de seigle
- 280 g de miel de fleurs
- 70 g + 30 g de sucre
- 35 g de beurre
- 70 g de lait
- 2 jaunes d’œufs
- 10 g de bicarbonate de soude
- 15 g de mélange « 4 épices »
- 7 g de cannelle
Preparation
- Faire fondre dans une casserole le miel de fleurs avec 70 g de sucre et 30 g d’eau, puis laisser refroidir.
- Faire fondre le beurre et le lait au bain-marie.
- Mélanger les jaunes d’œufs avec les 30 g de sucre restants.
- Dissoudre le bicarbonate dans 30 g d’eau tiède.
- Mélanger les épices : le mélange « 4 épices » et la cannelle.
- Dans un saladier, incorporer les ingrédients dans l’ordre suivant en mélangeant au fur et à mesure :
- le mélange miel-sucre,
- le beurre et le lait,
- les farines et les épices,
- le bicarbonate,
- le mélange jaunes d’œufs-sucre.
- Étaler la pâte au rouleau sur une épaisseur d’environ 4,5 mm.
- Découper la pâte les emporte pièce de votre choix.
- Préchauffer le four à 200 °C.
- Enfourner et cuire à 165 °C pendant 11 à 13 minutes.
Que l’on vienne pour le miel, le nougat, les sirops, les savons ou le fameux pain d’épices frais, une chose est sûre, il est difficile de repartir les mains vides.
Une halte incontournable pour tous les gourmands de passage dans la vallée !