Villages d'alpinisme des Ecrins
La Grave et Villar d’Arène, camps de base légendaire au pied de la Meije (3983m), là où l’alpinisme est entré au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.
Villages d'alpinisme Un label né pour réenchanter la montagne et transmettre la culture
En 2021, sept villages du massif des Écrins ont décidé d’unir leurs forces autour d’une vision commune : préserver et promouvoir un alpinisme authentique, respectueux de l’environnement et transmis aux nouvelles générations. Ils ont ainsi créé le réseau Villages d’Alpinisme des Écrins.
Cette initiative s’inspire directement des Bergsteigerdörfer, label né en Autriche en 2008 et depuis adopté par l’Allemagne, l’Italie, la Slovénie et la Suisse. La France rejoint cette famille alpine avec ses propres couleurs, celles des Écrins.
Aujourd’hui, l’alpinisme est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, reconnaissance internationale d’une pratique qui façonne depuis deux siècles l’identité des gens de la haute montagne.
« Réenchanter nos villages, promouvoir un alpinisme authentique et respectueux, transmettre la tradition aux nouvelles générations, sensibiliser le public à la beauté fragile du milieu naturel, trouver le juste équilibre entre préservation d’une nature d’exception et nos activités humaines, afin de pouvoir continuer à vivre en haut du haut. »
Sept villages, autant de camps de base historiques nichés au cœur du Parc National des Écrins. Chacun est le point de départ de grandes courses vers des sommets emblématiques, gardé par des hommes et des femmes de passion : gardiens de refuges, guides de haute montagne, gardes du parc.
- La Grave : au pied de la Meije. Capitale de l’alpinisme sauvage des Écrins, depuis le téléphérique des glaciers de la Meije
- Villar d’Arène : accès au Rocher et au refuge de l’Aigle et aux glaciers des Écrins.
- Monêtier-les-Bains : porte d’entrée du massif, entre Serre-Chevalier et le col du Lautaret.
- Vallouise-Pelvoux : Accès direct à la Barre des Écrins (4102m), plus haut sommet du Parc national des Écrins.
- La Chapelle-en-Valgaudemar : Un des plus isolés et préservés du massif.
- Saint-Christophe-en-Oisans : berceau des guides-paysans, village de la face sud de la Meije.
- Valjouffrey : vallon sauvage sur le versant méridional du parc.
Looking up to the summits
Une biodiversité d'exception
Les villages d’alpinisme sont plantés en haute montagne et en première ligne du réchauffement climatique : recul des glaciers, éboulements rocheux, crues torrentielles, changements de végétation. Leur préservation est au cœur de l’engagement du réseau.
Mais ils sont aussi à portée de marche d’une incroyable richesse naturelle.
Certaines espèces animales ou végétales sont emblématiques, comme le bouquetin réintroduit en 1977, le chamois, le lagopède alpin, le gypaète barbu, quelques insectes discrets et menacés comme le criquet des torrents, bien sûr des conifères, la reine des Alpes ou quatre espèces de génépi dont le rarissime génépi des glaciers.
espèces animales et végétales recensés
km² de superficie du Parc national des Ecrins
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Glaciers de la Meije cable carsTHE BEGINNINGS OF MOUNTAINEERING AND GUIDING IN THE ALPS
La conquête des hauts sommets n’apportait pas de quoi nourrir la famille. Un col qui permettait l’accès à une autre vallée avait un certain attrait, mais le royaume de roche et de glace n’avait pas de valeur pour les paysans. De plus, on le croyait sous l’emprise d’esprits maléfiques.
L’arrivée d’alpinistes d’ailleurs à partir du début du 19e siècle, changea la donne. C’était notamment les aristocrates anglais qui pouvaient se consacrer à une telle activité de loisirs. Leur soif de sommets apporta néanmoins une nouvelle source de revenu aux montagnards. Habitués aux terrains difficiles, les paysans-bergers et les chasseurs de chamois devinrent les premiers guides de montagne, accompagnant les aristocrates et parfois les scientifiques vers les hauts sommets. Ainsi, la haute montagne devint attrayante pour les habitants du haut.
Dans les Écrins, on les appelait guides-paysans. Mais le statut du guide n’était pas celui d’aujourd’hui. Une grande partie des premières ascensions des Alpes furent signées par les alpinistes anglais, les guides locaux qui les accompagnaient restant dans l’ombre. Leurs noms ne figurent que rarement dans les récits des conquêtes.
THE AGE OF GREAT CONQUESTS IN THE ALPS AND THE ECRINS
The peaks of the Écrins come into play later, as the massif is more remote and difficult to access than the Chamonix area.
In 1864, a year before the Matterhorn, Edward Whymper climbed the Barre des Écrins. To reach the foot of the Barre, he first crossed the Col du Galibier to descend to La Grave. The following day, he climbs the wall opposite his hotel, Les Enfetchores, to reach the brèche de la Meije and descend to La Bérarde. From there, he continues on to the Col des Écrins.
Reverend Coolidge trekked the Écrins between 1870 and 1898, initially in the company of his aunt Margaret Brevoort. Their objectives were La Meije, the Barre des Écrins and Ailefroide.
The Meije an object of envy
La Meije was the last of the great Alpine peaks to be climbed, after years of failed attempts by British climbers accompanied by Swiss or Savoyard guides. At the time, it was considered the most difficult summit in the Alps.
Its proximity to the village encouraged climbers to attempt the Meije via the north face, which is clearly visible from La Grave itself. However, the routes on the north face proved too difficult for the equipment and techniques of the time. It was only when attention turned to the south face, above La Bérarde, a hamlet of Saint-Christophe-en-Oisans, that attempts began to bear fruit.
focus on The 1st ascent of La Meije
In 1870,
Coolidge, Brevoort and their Swiss guides, Almer et fils, successfully climb the Doigt de Dieu (La Meije Centrale 3973 m), only to discover on arrival that it is not the highest peak in the massif. The Grand Pic seemed inaccessible.
Despite this, Coolidge made a second attempt in 1876, via the south face and then the west ridge.
That same year, a local guide joined the race for the summit. Pierre Gaspard, a country guide and hunter from Saint-Christophe-en-Oisans, first attempted the climb with a young geographer from Grenoble, Henry Duhamel, and guides from Chamonix. They gave up at the end of a couloir, at the point that would later be called Pyramide Duhamel. In front of them was a smooth slab that seemed impassable.
In August the following year,
a young nobleman from the South of France, Emmanuel Boileau de Castelnau, convinced Père Gaspard to make another attempt. Together with Gaspard's son, they set off from La Bérarde on August 4, 1877, and succeeded in crossing the 20 m slab by removing their inflexible shoes to take advantage of the holds offered by the smallest cracks in the rock. Since then, the slab has been known as the Muraille Castelnau.
Forced to descend as night approached, they returned to the task on August 16, 1877. On that day, they reached the final ridge and crossed the last projection to find themselves the first climbers in the history of mountaineering to reach the top of the Grand Pic, at 3.30pm.
Unlike today's mountaineers, they came down the ascent route and, caught by bad weather, spent a hard night bivouacking below the summit before reaching the valley.
La Meije is the exception to the rule for British first ascents, as in the end, a French roped party wins.
But when Coolidge wrote his Guide du Haut Dauphiné in 1887, he attributed the climb to Emmanuel Boileau de Castelnau. His guide, Père Gaspard, is not mentioned.
Some Mountaineering races...
We strongly recommend that you set off with an experienced guide (or not) for a safe introduction. You should also consult recent guidebooks and take along the appropriate safety equipment.
Mountaineering schools
As part of the Villages d'Alpinisme des Écrins project, La Grave guides have equipped three new routes for training rock climbing techniques: the Fréaux ridge, the Peyrou d'Amont ridge and the Pierre Aiguille ridge.
A new guidebook is available from the La Grave Guide Bureau.
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