À l'approche des glaciers avec Anne Zanolin, accompagnatrice en montagne
Amandine vous fait vivre l’expérience d’une journée à la découverte des glaciers avec Anne Zanolin, accompagnatrice en moyenne montagne…
Le sac à dos est prêt, la gourde d’eau remplie, les chaussures de randonnées aux pieds et les bâtons en mains, j’attends mon covoiturage direction La Grave-La Meije. Nous sommes un groupe d’une dizaine de personnes venu participer à une randonnée scientifique, à la découverte des glaciers, animée par Anne Zanolin, accompagnatrice en montagne.
L'approccio di Anne a questa passeggiata è quello di condividere con noi la sua conoscenza e la sua passione per la storia dei ghiacciai, nonché la sua conoscenza della geologia della regione. Impareremo a leggere il paesaggio per immaginare il passato e comprendere il presente.
Le programme du jour est d’emprunter les téléphériques des glaciers de la Meije jusqu’au 2ème tronçon, avec une arrivée près du glacier de la Girose à 3200m d’altitude. Une première lecture du paysage se fait avec la visite de la grotte de glace. Puis nous retournerons à 2400m pour une nouvelle lecture du paysage environnant et une petite balade jusqu’au lac de Puy Vachier au pied du refuge Chancel.
La rencontre avec le glacier de la Girose
C’est la première fois que j’emprunte le téléphérique de La Grave, et c’est avec un air contemplatif que j’observe le paysage et les reliefs. J’aborde l’altitude avec la pensée que nous sommes si petits et fragiles face à ces puissantes montagnes qui nous entourent. Je perçois aussi l’importance de préserver ce paysage, nous sommes un tout et nos actions de préservation sont nécessaires.
Pendant la montée, c’est l’occasion de faire connaissance. Anne en profite pour nous partager une première notion de glaciologie :
« Lorsque le glacier avance, il broie et arrache les supports, par dessous et sur les côtés, il agit comme un bulldozer. Et quand le glacier se retire, ces matériaux restent à la circonférence de celui-ci. Ce qu’il reste s’appelle une moraine. Dans cette moraine, on retrouve des particules très fines mais aussi de gros blocs. »
Arrivée à 3200 mètres d’altitude, l’impression de petitesse est forte. Le glacier de la Girose nous fait face. Le nombre de fois où j’ai eu la chance de m’approcher aussi près d’un glacier se compte sur les doigts d’une main, et c’est avec une grande émotion que je le découvre. Je prends le temps de contempler cette étendue blanche, bleue et parfois noire. Se retrouver à nouveau les pieds dans la neige, à quelques mètres du glacier, c’est un moment qu’on garde gravé dans sa mémoire.
Visitare la grotta di ghiaccio
La visite de la grotte de glace est une découverte surprenante. Celle-ci est creusée dans le glacier lui-même. De nombreuses sculptures de glace sont présentes et sont d’une grande finition. Chamois, aigle, abeille, ruche, pieuvre… on retrouve un thème commun, celui des animaux peuplant la terre. Sa construction remonte dans les années 90 et depuis, elle a bien évolué. Elle fut reconstruite à la suite de l’avancée du glacier, puis agrandie, avec l’ajout de nouvelles sculptures.
À l’intérieur, nous découvrons des phénomènes physiques fascinants dont Anne ne manque pas de nous en donner l’explication.
On remarque ensemble la formation de cristaux près de l’entrée qui est au final du givre de surface dû à un phénomène de sublimation, qui signifie un passage direct de l’état gazeux à l’état solide. Nous observons également des différences de couleurs dans la glace, comme les traces du sable du Sahara, des dépôts de schiste ou encore des stries noires dans la glace qui sont la preuve du mouvement du glacier.
Nous retournons ensuite près de la gare du téléphérique pour une première observation du glacier. Anne reprend avec nous l’histoire de leur création, et nous donne ainsi tous les éléments, tout ce qui compose le glacier : sérac, rimaye, crevasse… Nous pouvons maintenant lire le paysage et le comprendre. Avant de reprendre le téléphérique, nous prenons le temps de contempler les versants autour de La Grave et de se focaliser sur la géomorphologie, l’étude de la forme des paysages et leur évolution, pour ainsi les comparer entre eux.
La fragilità delle aree naturali Leggere il paesaggio
Il tempo è capriccioso in montagna e cambia rapidamente, quindi è il momento di una pausa pranzo mentre scendiamo a 2400 m. È un momento conviviale in cui tutti possiamo parlare dei nostri diversi background. È anche l'occasione per conoscere meglio il background di Anne. Nata nella periferia di Parigi, non riesce a stare ferma: inizia a sciare molto presto e si immagina di vivere in montagna. Ha studiato tra Parigi e Grenoble, gravitando naturalmente verso la montagna e interessandosi di geologia, idrogeologia, geofisica e geoscienze ambientali. Oltre al dottorato in geoscienze ambientali, ha conseguito il diploma di guida alpina all'età di 30 anni.
Dopo pranzo, abbiamo guardato alcune vecchie foto e cartoline, tra cui una del luglio 1914, che Anne aveva portato con sé. In essa si vede un gruppo di persone che cammina sul ghiacciaio accompagnato da muli nello stesso punto in cui ci troviamo ora. È in questo punto che si può vedere l'evoluzione del ghiacciaio. Parliamo per qualche istante del cambiamento del clima. Ci ricorda che ci sono stati periodi caldi e periodi più freddi dall'ultima era glaciale: il Würm.
Dalla stazione della funivia a 2400 m, attraversiamo la distesa verde e bucolica, prendendoci il tempo di identificare alcuni dei fiori che popolano il prato. Anne è interessata anche alla botanica e alla flora alpina. Sulle pareti rocciose, ci sediamo sulle rocce e osserviamo tutte le tracce lasciate dal passato. Sono ben visibili le morene, vestigia del passato di alcune ere glaciali, alcune delle quali sono scomparse con le varie glaciazioni. In lontananza, sotto il ghiacciaio, è ben visibile la pietra che appare estremamente liscia, un altro esempio di come pochi anni fa il ghiacciaio fosse lì a modellarla.
Depuis le néolithique, le plateau d’Emparis a été adapté et travaille. Des forêts étaient présentes auparavant mais l’espace a été aménagé pour l’agriculture.
Davanti a noi, vediamo un fenomeno contraddittorio: possiamo vedere una roccia cristallina e una roccia sedimentaria. Solo che la roccia cristallina (che è una roccia antica) si trova sopra la roccia sedimentaria. Questa è chiamata anomalia stratigrafica. È la prova dei movimenti tettonici durante la compressione delle catene montuose. È una zona di spinta o di sovrascorrimento. In questo caso, si tratta del thrust di Meije. Anne e io siamo riusciti a comprendere questo fenomeno.
Partiamo per una breve escursione di 45 minuti al Lac de Puy Vachier, situato sotto la stazione della funivia. È un paesaggio diverso, con molte rocce. È una buona occasione per ascoltare un breve promemoria sulla fragilità dei laghi d'alta quota e su ciò che possiamo fare per rispettarli il più possibile. Ad esempio, possiamo evitare di bagnarci il corpo con la crema solare o di smuovere il fondo dei laghi, che ospitano una notevole biodiversità.
Per me questa giornata ha rappresentato un approccio diverso alla montagna, una visione della sua composizione, con la presenza di rilievi e vestigia del passato. E grazie a tutte queste informazioni abbiamo acquisito una certa curiosità nel capire e identificare gli elementi che compongono i paesaggi durante le nostre escursioni. Anne ci ha dato le chiavi per questa comprensione e ora mi sento più curiosa e contemplativa quando faccio escursioni. Ho sentito anche una grande libertà di espressione, con scambi non giudicanti in cui tutti erano aperti alla discussione e all'ascolto. Anne organizza regolarmente escursioni con temi specifici (glaciologia, piante medicinali, seguire le orme dei camosci, ecc.)
Le informazioni sono disponibili presso l'ufficio di La Grave dell'Ufficio del Turismo delle Hautes Vallées o direttamente presso l' Ufficio delle Guide di La Grave.