Trois jours pour découvrir l’Izoard autrement. À l’automne, les forêts de mélèzes prennent des teintes dorées, les villages retrouvent leur calme et la montagne commence doucement à changer de saison.

Pour ce week-end, j’ai envie de prendre mon temps et de découvrir l’Izoard sous plusieurs facettes : son histoire, ses villages, ses paysages, sa gastronomie et bien sûr ses sentiers.

Au programme : les anciennes mines de Puy-Saint-Pierre et Puy-Saint-André, un lever de soleil face aux montagnes, le col de l’Izoard, Cervières et une randonnée sur le Chenaillet.

Trois jours entre patrimoine, randonnée et petits plaisirs de montagne.

Haute vallée de la Clarée - Rando myrtille - Automne 23 - S.MORATTEL.jpg

le programme du week-end

Week-end d’automne en Izoard : infos pratiques :

Avant de partir, quelques informations sont à garder en tête. En automne, la vallée change de rythme : certains commerces et hébergements ferment pour la saison et les conditions en montagne peuvent évoluer rapidement.

⏱️ Durée : Environ 3 jours

🚗 Véhicule : une voiture est généralement nécessaire en automne, notamment pour rejoindre les départs de randonnée et pour visiter les différents villages. 

🥾 Équipement : vêtements chauds, gants, bonnet, carte IGN et une bonne paire de chaussures.

🏕️ Hébergement : Pensez à réserver en amont, car l’offre est plus réduite à cette période. Le camping sauvage, y compris en véhicule, est interdit.

jour 1

Sur les traces des anciennes mines
Mines des Puys, Puy-Saint-Pierre Puy-Saint-André, automne 2025 - T.Poinas Galimey Studio (29) © Galimey studio
Prendre de la hauteur

Pour commencer ce week-end, je prends de la hauteur en direction de Puy-Saint-Pierre et Puy-Saint-André.

Ces deux villages, installés sur les flancs de la montagne au-dessus de Briançon, cachent un patrimoine dont je ne soupçonnais pas forcément l’importance : celui des anciennes mines de charbon.

 

Puy-Saint-Pierre 

Puy-Saint-André

sur les traces des mineurs

Au XIXe siècle, face aux hivers rigoureux et aux difficultés d’accès au bois, les habitants se tournent progressivement vers le charbon pour se chauffer. De nombreuses petites exploitations voient alors le jour dans le Briançonnais.  Aujourd’hui, les vestiges de ces mines sont encore visibles et plusieurs itinéraires permettent de découvrir cette histoire directement sur le terrain.

Je pars sur la boucle des mines des Puy pour en découvrir davantage.

Le sentier me fait passer d’un paysage de montagne à l’autre tout en me permettant de mieux comprendre la manière dont les habitants vivaient et travaillaient ici.
J’aime particulièrement cette façon de découvrir un territoire : en marchant, je découvre des paysages, mais aussi ce qu’ils racontent.

Découvrir la boucle des mines des puy en Izoard

Mines des Puys, Puy-Saint-Pierre Puy-Saint-André, automne 2025 - T.Poinas Galimey Studio (70) © Galimey Studio
Mines des Puys, Puy-Saint-Pierre Puy-Saint-André, automne 2025 - T.Poinas Galimey Studio (1) © Galimey Studio
Rendre visible l’invisible

À Puy-Saint-Pierre et Puy-Saint-André, un important travail de conservation et de valorisation permet aujourd’hui de mieux comprendre ce patrimoine minier, rendre visible l’invisible.

Je découvre des traces qui pourraient facilement passer inaperçues si je ne savais pas ce que je cherchais. Un ancien site minier, un vestige, un détail dans le paysage… et soudain, la montagne raconte une autre histoire.

Cette première randonnée donne finalement le ton du week-end : ici, je ne viens pas seulement chercher de beaux paysages. J’ai aussi envie de comprendre le territoire que je traverse.

Une première nuit

à la Maison de Catherine

Après cette première immersion dans l’histoire locale, je rejoins la Maison de Catherine, à Puy-Saint-Pierre.

L’ambiance est chaleureuse et, après une journée passée dehors, je me laisse facilement gagner par l’envie de ralentir. Je profite du repas préparé par Jérôme avant de rejoindre ma chambre.

Je ne tarde pas trop ce soir-là. Demain, le réveil sonnera très tôt.

La Maison de Catherine

Gîte Auberge Maison de Catherine © Thibaut Blais (optimisé web) (1) © T.Blais

Jour 2

Un lever de soleil face aux montagnes
week-end © L. Chamerlat

Une randonnée

matinale
Bip bip… il est tôt ce matin !

Je m’habille chaudement, attrape ma frontale et mon appareil photo, puis je prends la direction la chapelle Notre-Dame-des-Neiges, juste au dessus de mon auberge et du village de Puy-Saint-Pierre.

L’objectif de ce matin : rejoindre la chapelle pour assister au lever du soleil.

En automne, le soleil se lève plus tard qu’en été. Cela permet de profiter de ce spectacle sans avoir besoin de se lever en pleine nuit… même si, à cette heure-là, le réveil pique quand même un peu !

La randonnée représente environ 700 mètres de dénivelé positif et 4 h 30 de marche en boucle. C’est un itinéraire qui demande une bonne condition physique, d’autant plus que les températures peuvent être fraîches au petit matin.

Des couleurs magiques

Au fil de la montée, plusieurs petits oratoires ponctuent le chemin. Je marche dans le silence, encore un peu dans le brouillard du réveil.

Puis, peu à peu, le ciel commence à changer de couleur. Les premières lueurs apparaissent derrière les montagnes et les sommets se teintent progressivement de rose, d’orange et de doré.

J’aperçois enfin la chapelle Notre-Dame-des-Neiges. 

Une fois arrivée à ses côtés, je pose mon sac et je prends le temps de regarder. Il n’y a presque plus besoin de mots. Sous les premières lumières du jour, tout le Briançonnais s’étend devant moi, baigné de nuances orangées.
Je reste là quelques instants, simplement à contempler ce paysage qui se transforme sous mes yeux. Après l’effort de la montée, le spectacle a quelque chose de suspendu. Un de ces moments où l’on se dit que le réveil beaucoup trop matinal en valait vraiment la peine.

Itinéraire de randonnée pour la chapelle Notre-Dame-des-Neiges

Notre dame des neiges au lever de soleil ©T.Blais © T.Blais
Auberge l'Arpelin - OTHV

Après l’effort,

le réconfort à l'Arpelin

Après cette matinée sportive, j’ai surtout une chose en tête : manger ! Je change de vallée, et je pars direction la vallée de Cervières, au pied du col de l’Izoard. Je m’arrête dans cette auberge traditionnelle : l’Arpelin, niché au coeur du hameau du Laus. Le soleil chauffe bien ce midi. j’ai la chance de pouvoir m’installer en terrasse.

Au menu, des assiettes généreuses qui mettent à l’honneur les produits de montagne. Je goûte notamment leur spécialité : le gigot d’agneau cuit à la cheminée.
Après plusieurs heures de marche, je dois bien avouer que cette pause gourmande fait beaucoup de bien.

L’auberge de l’Arpelin

l'après-midi :

Le col de l'Izoard

Après le déjeuner, je reprends la voiture en direction du col de l’Izoard.

Haut lieu du cyclisme pendant la période estivale, en automne, il offre un spectacle rempli de couleurs. Après avoir traversé les forêts dorées, j’entame les célèbres lacets du col. Une fois arrivé au sommet, à 2 360 mètres d’altitude, la vue est digne d’un véritable sommet ! 

Je rejoins la table d’orientation pour prendre le temps de regarder les sommets qui m’entourent.

Quelques transats en bois sont installés face aux montagnes.

Alors je m’assois.

Un bon pull, quelques rayons de soleil, un livre… et pour une fois, aucune envie de regarder l’heure.

Cervières ©Papa Aurélien (2) (1) © A. Papa
DJI_0073 © A.Papa

Une soirée

à Cervières
Pour la dernière nuit, direction le village charismatique de Cervières.

Pour cette deuxième nuit, je pose mes valises à Cervières.

Je prends le temps de me promener dans le village avant la tombée de la nuit. Les grandes maisons traditionnelles attirent particulièrement mon attention. Elles étaient autrefois pensées pour accueillir toute la famille, mais aussi les animaux pendant l’hiver et les réserves de foin nécessaires pour passer la saison froide.

Je lève les yeux et découvre également les nombreux cadrans solaires qui ornent les façades.

À mesure que la lumière baisse, le village devient encore plus calme. Je profite de cette dernière soirée avant une nouvelle journée de randonnée.

 

Trouver son hébergement à Cervières

jour 3

Le Chenaillet et les secrets de la montagne

Pour cette dernière journée, je pars à la découverte du Chenaillet. Et cette fois, ce ne sont pas seulement les paysages qui m’intéressent. Le Chenaillet est une véritable curiosité géologique.

Quand la montagne raconte l’histoire d’un ancien océan

En parcourant le sentier géologique du Chenaillet, je découvre des roches qui témoignent d’une histoire étonnante : celle de l’ancien océan Alpin.

Ici, la montagne permet littéralement de remonter le temps. Le parcours passe également à proximité de plusieurs lacs et offre de beaux points de vue sur le Queyras, les Écrins, les Cerces et jusqu’à l’Italie.

J’aime cette sensation de marcher dans un paysage que je pensais simplement beau et de découvrir qu’il raconte en réalité des millions d’années d’histoire.

Le sentier géologique du Chenaillet

Randonnée, Chenaillet, automne 2025 - Laury Chamerlat (11) © L.Chamerlat
Garder les yeux ouverts

À cette période de l’année, je prends aussi le temps d’observer ce qui se passe autour du sentier. Avec un peu de chance, quelques animaux peuvent se laisser apercevoir.

Je regarde autour de moi et découvre plusieurs petits fruits sauvages : myrtilles, épine-vinette ou encore prunes de marmottier.

Des détails simples, mais qui rendent la randonnée encore plus intéressante.

Après trois jours, je repars avec l’impression d’avoir découvert plusieurs Izoard.

Celui des anciens mineurs, celui des villages et des traditions, celui des randonnées, celui des grands cols, mais aussi celui des bonnes adresses où l’on aime s’attarder autour d’une table.

Et surtout, je découvre un territoire qui change complètement d’ambiance avec l’arrivée de l’automne.

Les couleurs évoluent, les villages retrouvent leur calme, les sommets commencent à blanchir et les journées invitent naturellement à ralentir.

Ce que je retiens de ce week-end ?

Qu’il n’est finalement pas nécessaire de chercher à tout faire.

Parfois, une randonnée au lever du soleil, un bon repas, quelques kilomètres de route et une heure passée face aux montagnes suffisent largement.

Et si vous découvriez l’Izoard en automne à votre tour, avant l’arrivée de l’hiver ?

le blog

Vous aimerez aussi

Slow living - La vie à l'allure nature

Slow living - La vie à l'allure nature

Voir plus
La ferme du Lautaret – Fromages fermiers des alpages du Pays de la Meije

La ferme du Lautaret – Fromages fermiers des alpages du Pays de la Meije

Voir plus
Nuit en refuge, savez vous faire ?

Nuit en refuge, savez vous faire ?

Voir plus
Mettez du soleil dans vos assiettes, cuisinez les pissenlits !

Mettez du soleil dans vos assiettes, cuisinez les pissenlits !

Voir plus
Top 6 des plus beaux sites de randonnée dans les Hautes Vallées

Top 6 des plus beaux sites de randonnée dans les Hautes Vallées

Voir plus