Jour 1 : à la conquête d’un lac d’altitude

lac-du-pontet-la-meije ©Alpes Photographies
©Alpes Photographies
Il est l’heure de se mettre en jambe et de prendre de l’altitude, la vue n’en sera que plus belle.

Sans grande difficulté, on prend la direction du lac du Pontet et de la crête de l’Aiguillon depuis Villar d’Arène. La boucle de l’Aiguillon (8 km et 500m de dénivelé positif) permet d’avoir un point de vue à 360° tout autour de soi, sur les différents terrains montagneux du pays de La Meije. L’eau éclatante du lac du Pontet saura rafraîchir les après-midi d’été. Malgré son accès facile, ce lac presque à débordement, est la maison de beaucoup d’animaux sauvages. En effet, des cris aiguës jailliront des touffes d’herbes et les vautours fauves feront de l’ombre lors de leurs grandes envolées. D’ailleurs, saurez-vous retrouver la marmotte ?

Jour 2 : Petits ou grands animaux

Après un petit aperçu de la moyenne montagne avec la randonnée d’hier, on veut en apprendre plus sur le monde qui nous entoure et plus particulièrement observer les habitants des hauteurs.

On cherche les marmottes le matin, les chamois le soir, les bouquetins au soleil de midi et les chouettes au crépuscule. Pour cela, on part avec un accompagnateur en montagne, qui connaît le coin comme sa poche et saura répondre à toutes les questions. Une belle journée à explorer de nouveaux chemins, on garde les yeux et oreilles grandes ouvertes, à l’affût au cas où une marmotte traverserait notre route. Chamois, marmottes, rapaces, insectes et petites bêtes n’auront plus de secrets à la fin de la journée.

De retour d’une journée à gambader dans les alpages, on fait un tour à la ferme des Molières, à la cime de La Grave. On retrouve les chèvres de Céline et Martin pour assister à la traite et prendre du fromage pour le repas du soir.

Marmottes - Sentier des crevasses © T. Blais © T.Blais

Jour 3 : Les dessous et dessus du glacier

On profite de la lumière limpide du matin pour faire une balade découverte sur le glacier de la Girose.

 Pour rejoindre le glacier à 3200m d’altitude, on embarque dans les télécabines des téléphériques des Glaciers de la Meije pour un voyage dans les airs. Quarante-cinq minutes à contempler les plaines et plateaux du versant sud ainsi que le versant nord et son côté accidenté et rocheux. Avec notre guide, on se rapproche du glacier. C’est le moment d’enfiler les crampons afin d’adhérer à la neige et à la glace pour randonner en toute agilité. On s’encorde, et l’heure est enfin venue de sentir les crampons s’enfoncer dans la neige et d’entendre son craquement sous le poids de chaque pas. Malgré la corde et les crampons, on se sent tout petit lorsqu’on passe à côté du trou béant et de la glace vive d’une crevasse ouverte.

Après cette balade sur le glacier, on explore son intérieur dans la grotte de glace. À côté de la gare de 3200m, on peut s’arrêter pour un café ou une pizza, une occasion de profiter de la vue plus longtemps en regardant les chocards tournoyer dans le ciel depuis le restaurant d’altitude.

On redescend par le téléphérique et pour découvrir un peu plus le domaine, on s’arrête à la gare intermédiaire. De là, on rejoint le lac de Puy Vachier et le refuge de Chancel par un sentier en balcon. Soit on fait un aller-retour pour retrouver le téléphérique ou alors on descend à pied jusqu’au village de La Grave.

Refuges - Refuge Chancel T. BRUAS
©Thomas BRUAS

Jour 4 : Via corda vers les mines

Via Ferrata © MartinCocher
Parce que tout ce qui sort de l’ordinaire se grave plus facilement dans nos mémoires, aujourd’hui on part à la découverte des anciennes mines du Grand Clot, situées en pleine falaise au pied du plateau d’Emparis.

On part explorer le petit ou le grand parcours pour un vrai moment de bonheur partagé en famille, une journée sous le signe de la verticalité, du patrimoine, et de l’histoire des mineurs. On enfile baudrier, baskets et casque pour se préparer à l’aventure de cette matinée. C’est par un jeu de vires que ce cheminement rusé nous conduira à l’entrée des mines. Entre galeries, minéraux, équipements d’extraction, l’histoire d’antan se dévoile au fur et à mesure de notre progression verticale. Ici, tout est resté intact, retraçant plus de 500 ans de l’histoire des mines d’argent. Tout au long de la visite, on comprend davantage ce qu’était le travail dans les mines avec la présentation des outils et des différentes techniques d’extraction qu’utilisaient les mineurs pour récupérer le minerai. À nous d’observer et de reconnaître, avec une loupe, les différentes roches comme le granit ou encore la galène.

Après une journée haute en émotions à grimper sur les contreforts du plateau d’Emparis, on se prépare un bon goûter pour aller le savourer au bord de la Romanche. Le parc de l’Arboretum a des tables de pique-nique ombragées par les mélèzes, des barbecues à disposition et des jeux pour enfants.

Jour 5 & 6 : Une nuit à l’alpe

Le sentier des crevasses & arsine en famille
©T. BLAIS
Aujourd’hui, les sacs sont un peu plus lourds parce qu’on part pour deux jours de randonnée avec une nuit en refuge.

On a bien pensé à prendre de l’eau, des affaires chaudes pour le soir, une trousse de premier secours et de quoi pique-niquer sur le sentier. Depuis le parking d’Arsine, une petite marche nous mène au havre de verdure qu’est l’alpe de Villar d’Arène. Ça commence tout en douceur, mais une petite côte nous attend pour permettre d’atteindre le plateau et de rentrer dans le Parc national des Écrins. On ne va pas tarder à apercevoir les refuges. En effet, deux refuges laissent le choix pour se poser pour la nuit. Mais avant la nuit, on a le temps de marcher encore un peu, peut-être même d’aller voir les lacs glaciaires et les moraines du col d’Arsine. Dormir en refuge est idéal pour s’immerger dans la nature et vivre au rythme du soleil. Le repas du soir est autour de 18h30, et ça tombe bien, parce que tout le monde est affamé après une longue journée à crapahuter sur les sentiers.

Après une nuit réparatrice, on se lève tôt pour peut-être voir des marmottes encore endormies.

Une fois le sac fait, on part à la découverte des eaux tumultueuses de la Romanche jusqu’au pont de Valfourche. Sur la route, on croisera un petit lac à l’eau cristalline et pure. L’eau, à cet endroit, n’est vraiment pas très loin des glaciers et sa température en dissuadera plus d’un d’y tremper l’orteil. Entouré des géants comme le Pic de Chamoissière (3207 m) ou encore Roche Méane (3712 m), on trouve un caillou pour le pique-nique et on s’imprègne de la vue. Bientôt, il sera l’heure de regagner la vallée en suivant le cours de la Romanche, et retrouver les villages authentiques de montagne.

les-hameaux-la-grave
©Alpes Photographies
le blog

Vous aimerez aussi

Balade autour de la Clarée

Balade autour de la Clarée

Voir plus
TROIS SOMMETS À 3000

TROIS SOMMETS À 3000

Voir plus
LES ITINÉRAIRES NORDIQUES PARTAGÉS

LES ITINÉRAIRES NORDIQUES PARTAGÉS

Voir plus
LES GESTES ÉCO-RESPONSABLES EN HIVER

LES GESTES ÉCO-RESPONSABLES EN HIVER

Voir plus
THOMAS BONNET, UN DAMEUR EXIGEANT

THOMAS BONNET, UN DAMEUR EXIGEANT

Voir plus