Nous, skieurs ou raquetteurs, sommes heureux de voir une épaisse couche de neige recouvrir le paysage, mais cette neige rend la vie difficile à la faune sauvage.

Se déplacer dans un mètre de fraîche n’est pas si aisé, surtout avec des pattes longues et fines comme celles du chevreuil ou du bouquetin. Le chamois, avec ses sabots à la peau interdigitale ainsi que le lagopède et le lièvre variable avec plumes ou poils aux pattes s’enfoncent un peu moins lors de leurs déambulations hivernales. Toutefois, chacun d’entre eux évite de se déplacer plus que le stricte nécessaire car le régime hivernal est bien frugal.

difficile de passer l'hiver

Cervières-Chamois © Michel Ducroux
© M. Ducroux
Pour puiser le moins possible dans les maigres réserves, le tétras lyre s’abrite à longueur de journée dans des cavités qu’il creuse sous la neige où la température est plus clémente.

Comme les skieurs, il préfère la neige poudreuse, légère, aérée et bien isolante.

Parfois, un skieur, lui aussi friand de poudreuse, fait un beau virage sur le toit de son igloo ou un randonneur à raquettes pose son pied dans sa cour. Alors, c’est la panique à bord. Le tétras s’envole tout affolé en dépensant toute sa précieuse énergie.

Un repas d’aiguilles de pin ne suffit guère à refaire le plein.

 

En savoir plus sur le Tétras-lyre

Dominique GEST tetras lyre © D.Gest
faune mésange a nevache ©Thibaut Blais © T. BLAIS
Ce n’est pas une mince affaire de trouver à manger quand l’herbe est sous la neige avec les campagnols, quand les insectes hibernent et que les fruits d’églantier et de sorbier ont tous été mangés à l’automne.

Patauger avec la neige jusqu’à la poitrine épuise…

Les brins d’herbe sèche, les aiguilles de pin et l’écorce des jeunes pousses peinent à fournir un apport calorique suffisant pour l’effort et le froid.

Si, en plus, il faut fuir à toute vitesse à l’approche d’un humain aux intentions suspectes, la balance penche forcément du mauvais côté. Souvent, les animaux perdent la moitié de leur poids pendant l’hiver ce qui réduit les marges de survie.

comment aider la faune sauvage ?

faune chamois©Denis Fiat Parc National des Ecrins (1)
©Denis Fiat Parc National des Ecrins
Pour aider la faune sauvage à préserver ses forces jusqu’au bout de l’hiver, mieux vaut se contenter d’observer sans s’approcher – pensez à vos jumelles !

En évitant de provoquer une fuite, vous observerez leur comportement naturel quand ils s’occupent tranquillement de leurs affaires.

Il faut silence et patience – et une bonne doudoune.

N’oubliez pas de chercher les indices de leur passage : empreintes dans la neige, pommes de pin et branches rongées, crottes et fientes séchées. A ceux qui savent ouvrir les yeux, la forêt hivernale raconte tant d’histoires, de pistes qui se croisent, de repas pris sur le pouce, de nuits passées à la belle étoile, de courses poursuites et de ruses pour s’échapper.

 

Les astuces de survie des animaux sauvages

Traces de lièvre dans la neige ©Fiona Guffroy © Fiona Guffroy
Attention

Le tétras lyre et le lagopède alpin sont des espèces menacées qui souffrent particulièrement du dérangement des skieurs et des randonneurs. Dans certains endroits, comme la Réserve des Partias, les zones d’hivernage sont indiquées avec des balises, pensez alors à contourner la zone. A chacun sa combe de poudreuse.

 

Découvrez les gestes éco-responsables indispensables

POUR en savoir plus

conseil du Parc national des Ecrins © Parc national des Ecrins

Les conseils Du Parc national des Écrins

pour observer sans déranger

Clarée : Faites une sortie avec les accompagnateurs en montagne.

La Grave : Participez aux rencontres avec un garde moniteur du Parc national des Ecrins sur le thème “traces et indices de la faune en hiver”, tous les vendredis matin des vacances de février

Les conseils de la LPO Paca pour randonner en hiver sans déranger la faune

 

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